Mode de vie

Les collations à l’école : un défi ?

La rentrée scolaire arrive avec son lot de casse-têtes, dont celui des collations. Surtout en ce qui concerne les enfants du primaire. J’ai publié récemment un article qui regroupe quelques idées de collations sans noix. Par contre, plusieurs écoles ont maintenant une politique alimentaire encore plus stricte que celle qui exclue les allergènes. En effet, elle interdit non seulement les allergènes, mais également les aliments considérés comment étant difficiles à manger, salissants ou trop transformés. La liste des interdits n’en finit plus. Si bien qu’à la fin, dans plusieurs établissements scolaires, les seules collations permises sont les fruits, les légumes et le fromage. Ce règlement amène les parents végétaliens (et même les non-végétaliens) à s’inquiéter de la consommation de protéines de leur marmaille. Pas de panique! Chez les enfants en santé, une déficience en protéines est quasiment impossible. Pour plus d’informations, vous pouvez vous référer à mon article sur le sujet. En ce qui concerne les autres nutriments, un enfant en santé n’a généralement pas de problème à aller chercher ce dont il a besoin dans le reste de la journée. Voici quelques conseils pour calmer vos angoisses et vous aider à mieux gérer la rentrée :

  • On «booste» le déjeuner avec des aliments plus riches en protéines et en gras : toasts au beurre d’arachide, granola et yogourt de soya, smoothies dans lequel on a ajouté du lait de soya, du tofu soyeux ou des graines de chanvre, etc.
  • On offre un dessert plus riche au lunch : on oublie le fruit que l’enfant aura déjà consommé à la collation. Un pouding de chia ou de soya, une galette ou un muffin maison, du houmous au chocolat et des craquelins, des boules d’énergie, etc.
  • Si l’horaire le permet, on tente de se rattraper à la collation de l’après-midi qui est souvent prise au service de garde (où les règlements sont plus souples), sur le chemin du retour ou à la maison
  • Si l’école fournit des berlingots de lait, on peut s’informer s’il est possible qu’on fournisse des berlingots de lait de soya ou de riz pour notre enfant
  • Dans le cas où l’enfant a un faible appétit et a de la difficulté à maintenir une bonne croissance (diagnostiqué), il est possible d’obtenir un papier du médecin qui permettrait à l’enfant d’élargir son répertoire d’aliments permis à la collation. La même règle s’applique pour d’autres problèmes de santé où il est essentiel de modifier l’alimentation du petit.

Finalement, les règlements sont très variables d’un établissement à l’autre. N’hésitez pas à communiquer directement avec l’école pour avoir l’heure juste. Sur cela, je vous souhaite une superbe rentrée scolaire!

 

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Mode de vie/ Recettes

5 idées collations pour la rentrée

Pour avoir assez d’énergie dans la journée, les enfants ont souvent besoin de collations nourrissantes. Or, avec la rentrée scolaire et les différentes politiques alimentaires des écoles,  on se retrouve souvent assez limité dans nos choix. Les collations des jeunes sont donc souvent restreintes aux fruits et légumes, ce qui peut devenir redondant. Je vous propose quelques idées de collations végétaliennes et sans noix/arachides pour remédier à la situation.

1) Barre tendre

On peut facilement modifier ma recette de barre tendre pour affamés pressés pour la rendre school-friendly: on remplace le beurre d’arachide par du beurre de soya ou du beurre de tournesol. On peut aussi omettre les graines de citrouille et de sésame et les remplacer par la même quantité d’avoine, de canneberges ou tout autre ingrédient de votre choix. Il suffit de garder les mêmes proportions.

 

2) Pochettes collation

Les compotes de fruits et les poudings en pochette sont de plus en plus populaires chez les enfants. Pour une version plus nourrissante, on peut se procurer des pochettes réutilisables et les remplir avec le contenu de notre choix. Les compotes de fruits maison, les poudings de chia ou les yogourts non laitiers sont des exemples d’aliments avec lesquels on peut remplir les pochettes.

3) « Yop » sans produits laitiers

On peut créer notre propre yogourt à boire en mélangeant les fruits au choix avec un lait végétal au mélangeur. Fraise-banane-vanille, coco-ananas, framboise-lychee, les combinaisons sont infinies! Les enfants s’amuseront sans aucun doute à choisir leur propre mélange. Les yop se préparent d’avance et peuvent être congelés dans des contenants hermétiques.

4) Pois chiches grillés

Les pois chiches grillés peuvent être achetés ou faits maison. Par contre, la version maison perd son caractère croustillant le lendemain (ils demeurent quand même délicieux).

5) Mini pitas garnis

On prend un mini pita qu’on coupe en deux et on garnit de houmous ou de tartinade de tofu. L’enfant préfère le sucré? On troque le houmous traditionnel pour du houmous au chocolat.

Et vous, qu’est-ce que votre marmaille préfère en collation?

 

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Mode de vie

Ce que j’ai mangé aujourd’hui #1

J’ai une énorme confession à faire : je suis un peu voyeuse. J’adore voir ce que les gens mangent. Je ne sais pas si c’est une déformation professionnelle ou je suis juste une weirdo. Lorsque je fais l’épicerie, je prends plaisir à analyser le contenu du panier d’épicerie des gens autour de moi. Perdre mon temps à visionner des vidéos « what I ate in a day » des youtubers fait également partie de mes vices. Outre l’analyse de l’équilibre nutritionnel des repas (#geekdemême), regarder ces vidéos me permet de découvrir de nouveaux produits ou des nouvelles façons d’apprêter certains aliments. Vu la popularité de ce genre de vidéos, je peux en conclure que je ne suis pas la seule à avoir des drôles de passe-temps.

J’ai donc décidé de reproduire quelque chose de semblable sur le blogue. Ne jugez pas trop mon alimentation, je suis nutritionniste, pas extra-terrestre.

Déjeuner

Les déjeuners super fancy sur instagram me rendent toujours un peu jalouse. Je n’ai jamais le temps de d’aligner mes graines de citrouille sur mon gruau ou de me faire trois smoothies de couleurs différentes pour les étager. Comme je ne suis pas matinale, je suis souvent très pressée le matin et mon premier repas doit pouvoir se manger rapidement. Mon classique : un pita déjeuner de Pita Break garni de beurre d’arachide, un bol de fruits et un café.

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Collation

Comme j’ai toujours faim (ça n’aide pas de parler de nourriture toute la journée), je me traîne toujours quelques collations pour les petits creux. Ce matin, c’était un mélange d’amandes, de pépitas et de canneberges séchées.

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Dîner

Pause-dîner! Mon moment préféré dans la journée. Au menu une salade de nouilles et de légumes à l’asiatique garnie d tofu grillé, des fruits et un pouding de chia à la noix de coco.

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Collation

Un 2e café et quelques bonbons Squish sont consommés en après-midi pour m’aider dans ma rédaction de notes.

De retour à l’appart, comme je dispose de peu de temps avant mon entraînement, j’opte pour une banane et 2 dattes Medjool pour me fournir de l’énergie sans me donner mal au cœur.

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Souper

Il est tard et je suis affamée. Mon souper consiste en une salade de pois chiches, asperge et avocat que j’ai accompagnée d’une petite pizza du Café Dei Campi. Pour terminer le repas et la journée en beauté, quoi de mieux qu’une bonne crème glacée?

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Et vous, qu’avez-vous mangé aujourd’hui?

Mode de vie

J’ai testé: L’Gros luxe 100% végé

Lundi soir a eu lieu le lancement du nouveau L’Gros luxe 100% végé auquel j’ai eu la chance d’assister. Cette chaîne populaire principalement convoitée pour son menu alléchant, son ambiance décontractée et un excellent rapport qualité/prix offre maintenant un menu entièrement végétarien avec options végétaliennes à la succursale sur St-André. Il est également possible d’obtenir une version sans gluten pour certains plats.

 

Dès que j’ai mis les pieds dans la salle, j’ai été tout de suite charmée par le décor à la fois vintage et chaleureux. Un coup d’œil rapide au menu m’a permis de constater celui-ci se démarquait par son originalité. En plus d’offrir les classiques revisités tels que le mac & cheese, la poutine (la version végane est garnie de fauxmage Vegnature et c’est LA meilleure poutine ever) et les burgers, L’Gros luxe nous fait également voyager avec les saveurs des quatre coins du monde par des plats tels que le taco banh mi ou le « poulet » au beurre.

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Le menu pour la soirée

 

Pour l’occasion, une dégustation en 11 services (oui, vous avez bien lu : 11!) nous a permis de goûter à une bonne partie du menu offert. Même si environ 80% du menu est végétalien, certains plats contiennent du fromage ou des œufs (ce qui est malheureusement le cas pour les fameuses frites d’avocats). Les véganes doivent donc porter attention à leurs choix. Tous les plats étaient délicieux, mais le burger à l’effiloché de  « poulet », la trempette d’épinards et artichauts,  les tacos banh mi et la bruschetta aux champignons sauvages ont fait l’unanimité. Mon coup de cœur personnel? Le burger à l’effiloché de « poulet ».

 

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Le repas s’est terminé avec une glace végane de Lacrem, une belle petite entreprise d’ici. La saveur vedette était tarte au citron confit. Un petit plaisir sucré et décadent pour terminer la soirée en beauté.

 

Et l’alcool?

Une belle variété d’alcool est offerte au L’Gros Luxe 100% végé, mais ce resto est particulièrement réputé pour ses bloody ceasar et leurs garnitures originales. Il ne faut pas oublier de mentionner qu’on peut aussi y  savourer un verre de la cuvée du L’Gros Luxe produit en exclusivité pour la chaîne par  le vignoble Kobloth.

Un petit scoopDès cette fin de semaine (samedi 9 juillet), L’Gros luxe 100% végé va servir des brunchs! (Je capote )

Bref, le L’Gros Luxe 100% végé propose un concept original, loin du stéréotype végétarien qui plaira au plus têtu des omnivores. Un endroit décontracté, chaleureux et abordable à découvrir sans faute. Vous risquerez sans aucun doute de m’y croiser (un peu trop fréquemment). J’ai d’ailleurs déjà prévu mon prochain repas là-bas : un burger à l’effiloché de « poulet » accompagné de la fameuse poutine du L’Gros Luxe. J’y ajouterais peut-être une trempette d’épinards et artichauts pour avoir mes légumes. #jokeplatedenutritionniste

Un petit conseil : ce petit coin du paradis risque de se remplir très très très rapidement. Pour ne pas avoir de mauvaise surprise, on peut réserver sur : reservationvege@lgrosluxe.com (oui oui cette succursale prend les réservations) ou encore se procurer de l’application (Iphone et Android) du L’Gros Luxe qui permet de voir en temps réel le nombre de places disponibles dans le resto.

 

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En compagnie d’Ariane co-auteure du blogue Vert et fruité. Vous pouvez lire sa critique ici.

 

Nutrition

Mais où sont tes protéines?

Depuis que j’ai cessé de consommer de la viande, je ne compte plus les fois où l’on m’a demandé où est-ce que je prenais mes protéines. Ce questionnement montre l’importance que les gens accordent à la consommation de produits animaux. Ceux-ci sont non seulement bons: ils sont aussi essentiels à la vie. En effet, on croit souvent qu’une alimentation végétalienne est susceptible d’engendrer des carences, particulièrement une carence en protéines. Pourtant, les aliments d’origine végétale regorgent de protéines et peuvent parfaitement combler nos besoins.

À quoi ça sert?

Les protéines jouent une multitude de rôles vitaux dans notre corps. Elles fournissent de l’énergie, jouent le rôle d’enzymes, servent à synthétiser des hormones, rentrent dans la formation des cellules et des organes de l’organisme, etc. De plus, un repas riche en protéines va nous soutenir plus longtemps et limiter les baisses d’énergie entre les repas et les collations. Pas étonnant qu’on tient tant à en avoir suffisamment!

C’est quoi?

En gros, une protéine c’est une chaîne de petits maillons qu’on appelle les acides aminés. Il existe vingt acides aminés qu’on sépare en deux groupes : les acides aminés non essentiels (le corps peut les fabriquer) et les acides aminés essentiels (le corps est incapable de les fabriquer donc on doit obligatoirement en consommer).

Chaque aliment contient des proportions différentes d’acides aminés et on dit d’une protéine qu’elle est complète lorsqu’elle contient tous les acides aminés dans la bonne proportion. C’est le cas pour les protéines animales ou le soya. Les légumineuses autres que le soya contiennent davantage de lysine, mais moins de méthionine contrairement aux grains céréaliers qui fournissent plus de méthionine que de lysine. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire de consommer une variété d’aliments dans sa journée afin de combler ses besoins en acides aminés.

ProtéinesBesoins

Les besoins en protéines varient d’un individu à l’autre selon son âge, son sexe, son niveau d’activité ainsi que sa condition médicale. En général, un adulte en santé a besoin d’environ 0,8 g de protéine/kg de poids. La recommandation pour les végétaliens est légèrement plus élevée soit 0,9 g/kg afin de s’assurer qu’ils consomment suffisamment d’acides aminés essentiels.

Pour une personne ayant un poids de 65 kg, cela représente environ 59 g de protéines. Voici comment cette recommandation peut se traduire dans une journée :

Aliment  

Quantité de protéines

 

Déjeuner :

2 toasts de blé entier

2 c. à table de beurre d’arachide

1 banane

1 café

 

6 g

6 g

1 g

0 g

Collation

1 pomme

15 amandes

 

0 g

3 g

Dîner :

½ t de quinoa

½ t de pois chiches

½ t de maïs

1 tomate

1 pouding de soya

 

4 g

6 g

3 g

1 g

4 g

Collation

1 t de crudités

2 c. à table de hoummous

 

1 g

3 g

Souper :

¾ t de riz

Sauté de tofu avec 2 t de légumes et 85 g de tofu ferme

2 biscuits à l’avoine

1 t de boisson d’amande

 

3 g

17 g

2 g

1 g

Total : 61 g

Sources

Tel que démontré dans l’exemple de menu, les protéines se retrouvent un peu partout dans notre alimentation. Certains aliments tels que les légumineuses, le soya et ses dérivés, les graines, les noix et le seitan en sont plus riches et sont considérés comme étant les principales sources de protéines d’une alimentation végétalienne. Pour s’assurer de combler ses besoins en lysine, on vise minimum trois portions de légumineuses (incluant le soya et les arachides) par jour.

Pour un adulte, 1 portion correspond à :

  • ½ t de légumineuses cuites
  • ½ t de tofu ferme ou de tempeh
  • ¼ t d’arachides
  • 1 t de boisson de soya
  • 2 c. à table de beurre d’arachide

Tel que mentionné ci-haut, chaque type d’aliment fournit une proportion différente de chaque acide aminé.  Donc, on fait attention non seulement à consommer suffisamment de légumineuses, mais également à avoir une alimentation variée qui comprend divers grains céréaliers et des noix au quotidien. Il n’est pas nécessaire d’avoir tous ces aliments dans un même repas.

En résumé, les gens en santé qui mangent suffisamment ont très peu de risque d’avoir une déficience en protéines. Par contre, si la variété fait défaut dans leur alimentation, il pourrait y avoir un manque d’un acide aminé. De plus, il n’est pas nécessaire d’avoir une combinaison alimentaire particulière. Finalement, ce n’est pas la fin du monde si certains de nos repas sont moins riches en protéines (ex. : les hot-dogs à la carotte). Il suffit de compléter le repas avec un dessert plus protéiné ou de se rattraper au prochain repas.

Références

  1. Norris J, Messina V. (2011).  Vegan for life (1st ed). Boston, USA. Da Capo press .
  2. Santé Canada. Apports nutritionnels de référence – Valeurs de référence relatives aux macronutriments. http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/nutrition/reference/table/ref_macronutr_tbl-fra.php (consulté le 9 juin 2016).
  3. Santé Canada. Fichier canadien sur les éléments nutritifs (FCÉN). https://aliments-nutrition.canada.ca/cnf-fce/index-fra.jsp (consulté le 9 juin 2016).
  4. OPDQ. Manuel de nutrition clinique- Végétarisme. http://opdq.org/mnc/vegetarisme/ (consulté le 10 juin 2016)

 

Nutrition

Un bébé végétalien, est-ce possible?

On me demande fréquemment si un bébé peut être végétalien et en bonne santé. Souvent, même si les parents sont convaincus des bienfaits d’une alimentation sans produits d’origine animale, ils demeurent tout de même un peu inquiets des carences que cela pourrait engendrer chez leur poupon. Leur désarroi est compréhensible : d’une part, il manque de ressources fiables sur l’alimentation végétalienne chez les nourrissons et les tout-petits, d’autre part tout le monde s’alarme lorsqu’ils apprennent qu’un enfant ne boit pas de lait de vache. Pris entre grand-maman qui insiste sur le fait que le lait est essentiel à la croissance, le pédiatre qui énumère tous les risques auxquels l’enfant est exposé s’il ne consomme pas de viande ni de lait et leurs valeurs personnelles, les parents remettent en doute leur décision.

Il est vrai qu’un enfant végétalien est à risque de certaines carences si son alimentation est mal équilibrée. Toutefois, cela est vrai aussi chez un enfant omnivore. À moins d’avoir des conditions médicales particulières, tous peuvent adopter le végétalisme et être en santé incluant les nourrissons et les tout-petits.

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Partir du bon pied

Un bon état nutritionnel se bâtit très tôt. Il est primordial qu’une future maman comble tous ses besoins pour assurer une bonne santé chez le bébé à venir. Certaines carences durant la grossesse, telle que la carence en vitamine B12 peut s’avérer très dangereuse pour le fœtus. Toutefois, avec un bon suivi, un régime équilibré et une prise adéquate de suppléments, une grossesse végétalienne est tout à fait sécuritaire.

Dès la naissance, l’allaitement demeure le choix idéal pour nourrir bébé. Si pour une raison quelconque l’allaitement n’est pas possible, la seule option végétalienne disponible au Québec est la formule pour nourrisson à base de soya. Plusieurs marques populaires de formule pour nourrisson offrent cette option. Dans le cas d’une intolérance au soya, il n’y a malheureusement pas d’autres laits disponibles.

Les laits végétaux

Le lait maternel ou la formule à base de soya sont adéquats pour le nourrisson jusqu’à l’âge de 2 ans. En fait, l’allaitement maternel est adéquat tant et aussi longtemps que la mère et le bébé le souhaitent. Cependant, dès l’âge de 1 an, la boisson de soya enrichie (version originale) peut être introduite. D’un point de vue strictement nutritionnel, cette boisson équivaut au lait de vache 2 %. Comme elle est un peu moins riche en matières grasses, il est important d’inclure de bonnes sources de gras telles que l’huile d’olive, l’avocat et les noix dans l’alimentation de l’enfant. Les autres laits végétaux ne sont pas assez riches en énergie, en protéines et en gras pour combler les besoins des tout-petits. Ils peuvent faire partie du menu de l’enfant, mais ne devraient pas y occuper une place trop importante.

Dans le cas d’une intolérance ou une allergie au soya, il est possible de combler les besoins du petit sans cette boisson. Il demeure toutefois important de consulter un nutritionniste afin d’ajuster l’alimentation de l’enfant en conséquence.

Après l’âge de 2 ans, les boissons d’amande, de lin, de coco, de chanvre et de riz peuvent convenir. Par contre, chez un enfant qui présente une croissance non optimale ou un faible appétit, il peut s’avérer nécessaire de garder un lait végétal plus riche dans son alimentation. Peu importe le lait végétal choisi, il convient d’opter pour les marques enrichies où le calcium, la vitamine D et la vitamine B12 ont été ajoutés. Les boissons maison ne devraient pas remplacer leur version commerciale, car elles ne sont pas fortifiées.

Pour en connaître plus sur la valeur nutritive des différents laits végétaux, je vous invite à consulter l’article    « À chacun son lait » sur Les chroniques d’une allergique.

Les solides

L’introduction des solides chez un bébé végétalien ne diffère pas de celle d’un bébé omnivore. Les recommandations sont les mêmes : on débute entre l’âge de 4 à 6 mois par les aliments riches en fer comme les céréales pour bébés, les légumineuses et le tofu. Par la suite, on progresse avec les légumes et les fruits. Si l’apport en lait maternel ou en formule pour nourrisson n’est pas suffisant, l’ajout d’un supplément en vitamine B12 peut s’imposer. Chez tous les bébés allaités, un supplément de vitamine D est recommandé. Les autres indications en ce qui concerne la progression des textures, la salubrité des aliments, les risques d’allergies, etc., demeurent les mêmes que chez tous les bébés. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le Mieux-vivre.

En bref

Un bébé en santé peut être végétalien sans problème si son alimentation est équilibrée et variée. Comme pour tous les enfants, il demeure primordial d’avoir un bon suivi avec un pédiatre. S’il y a d’autres inquiétudes, une consultation avec un nutritionniste peut être recommandée.

Recettes

Les meilleurs biscuits à la mélasse de la galaxie

La principale difficulté de mon végétalisme n’a pas été de cesser de consommer des produits laitiers ou des œufs en tant que tel, mais plutôt de trouver un remplacement à mes recettes de pâtisseries préférées. Ce fut le cas de mes fameux biscuits à la mélasse. Sans me vanter, je faisais les meilleurs biscuits à la mélasse au monde (selon plusieurs de mes testeurs). J’ai tenté de véganiser ma recette favorite, mais le résultat se révéla décevant. De nombreuses recettes de ce type de biscuits ont été essayées, mais en vain. Je ne retrouvais pas LE goût et LA texture qui comblaient mes papilles gustatives et me donnaient l’envie de me rouler par terre à chaque bouchée. Je me suis donc résignée à un sevrage forcé de biscuits, jusqu’à ce que je tombe sur une recette de Hot for food. Comme les recettes de ce blogue ne m’avaient jamais déçue, j’ai décidé de tenter ma chance à nouveau. OMG meilleure décision ever! Même si ces biscuits sont très différents de ma recette traditionnelle, ce sont les plus décadents que j’ai eu la chance de savourer depuis un bout de temps. Adéquatement épicées et moelleuses à souhait, ces gâteries sauront vous mener au septième ciel!

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Recette de Hot for food

Préparation Réfrigération Cuisson Portions
15 min NON 30 min 12-14

 

INGRÉDIENTS

  • 500 ml (2 tasses) de farine tout usage
  • 5 ml (1 c. à thé) de poudre à pâte
  • 15 ml (3 c. à thé) de gingembre moulu
  • 10 ml (2c. à thé) de cannelle moulue
  • 7 ml (1,5 c. à thé) de clou de girofle moulu
  • 1 ml (1/4 c. à thé) de sel
  • 125 ml (1/2 tasse) de margarine végétalienne ou d’huile de coco
  • 60 ml (¼ tasse) de mélasse
  • 60 ml (¼ tasse) de lait végétal original ou non sucré
  • 250 ml (1 tasse) de cassonade tassée
  • 60 ml (¼ tasse) de sucre pour enrober

 

PRÉPARATION

  1. Préchauffer le four à 350 oF et tapisser deux plaques à biscuits de papier parchemin.
  2. Dans un bol, bien mélanger la farine, les épices, le sel et la poudre à pâte. Réserver
  3. Dans un autre bol, crémer le beurre avec la cassonade et la mélasse au batteur électrique. À basse vitesse ou à la cuillère de bois, incorporer les ingrédients secs et le lait.
  4. Façonner en 12 boules d’environ 1 po de diamètre. Bien enrober chaque boule de sucre.
  5. Déposer les boules sur une plaque à cuisson tapissée de papier parchemin, à 2 po d’intervalle. Les aplatir légèrement avec le dos d’une fourchette.
  6. Cuire au four une plaque à la fois environ 15 minutes. Ne pas trop cuire.
  7. Laisser refroidir complètement et déguster!

 

Je vais poursuivre la tradition et omettre la conclusion pour aller manger un biscuit :)

Nutrition

Le végétalisme : la désinformation dans la formation des professionnels de la santé

Je vois souvent en consultation des parents morts d’inquiétude après une visite chez le pédiatre. Après avoir appris que l’enfant suivait une diète végétalienne, le médecin alarmé s’empressait d’énumérer tous les risques de carences auxquels le petit était exposé.  Certains culpabilisent les parents en leur affirmant qu’ils mettaient leur progéniture en danger. D’autres vont jusqu’à demander aux parents s’ils faisaient partie d’une secte. Malheureusement, certaines familles vont se laisser convaincre par leur médecin et vont réintroduire des produits animaux dans leur alimentation. Ces histoires d’horreur me font faire des minis crises cardiaques.

Les médecins ne sont pas les seuls coupables. Le végétarisme et le végétalisme ont souvent mauvaise presse auprès de la plupart des professionnels de la santé, incluant les nutritionnistes. Les adeptes d’une alimentation à base de végétaux sont souvent considérés comme étant des marginaux extrémistes et à risque de carences nutritionnelles. Dans ce contexte, je peux (presque) comprendre les gens qui  vont préférer se tourner vers des spécialistes en nutrition, whatever that means, pour les guider dans leur alimentation plutôt que de consulter un nutritionniste-vendu-aux-produits-laitiers-et-à-la-viande.

Ce qui est surprenant c’est que peu de professionnels de la santé savent qu’une alimentation végétalienne bien équilibrée s’avère tout à fait adéquate. Toute personne en santé est en mesure de combler ses besoins nutritionnels avec une alimentation végétalienne, incluant les nourrissons et les tout-petits.

« La position de l’Association américaine de diététique est que les alimentations végétariennes (y compris végétaliennes) bien conçues sont bonnes pour la santé, adéquates sur le plan nutritionnel et peuvent être bénéfiques pour la prévention et le traitement de certaines maladies. Les alimentations végétariennes bien conçues sont appropriées à tous les âges de la vie, y compris pendant la grossesse, l’allaitement, la petite enfance, l’enfance et l’adolescence, ainsi que pour les sportifs [1] ».

Alors pourquoi est-ce que le milieu médical demeure-t-il si réticent face à une alimentation végétalienne? Peut-être que notre éducation représente en partie la raison de cette crainte. Je n’ai pas de formation en médecine, mais je sais que durant leurs études, les futurs docteurs n’ont que quelques heures de cours de nutrition. Il est donc tout à fait normal qu’ils ne soient pas LA référence en ce qui concerne l’alimentation. Par contre, ce qui me chicote c’est que le baccalauréat en nutrition n’aborde que très peu le végétalisme. Tout ce dont j’ai retenu sur le sujet après mes études est que le végétalisme expose les gens à des risques de carences nutritionnelles (et non ma mémoire ne me fait pas défaut, j’ai questionné des collègues et étudiants en nutrition). Comment est-ce que la formation des futurs diététistes/nutritionnistes,  les seuls professionnels de la santé reconnus par le Code des professions comme les spécialistes de la nutrition humaine et de l’alimentation peut-elle faire abstraction des conséquences d’une consommation de viande non seulement sur la santé, mais également sur l’environnement? En gros, la job d’un diététiste/nutritionniste consiste à guider la population dans l’adoption d’une saine alimentation. Par contre, qu’est-ce qui définit une saine alimentation? Pourquoi  la question éthique et environnementale de l’alimentation demeure-t-elle si peu abordée?

Le but n’est pas de partir des débats sur les lobbies de l’industrie ou dévaloriser la profession de nutritionniste. Au contraire, je suis fière d’être nutritionniste et à mon avis, ces professionnels demeurent LA référence en nutrition. Toutefois, il est primordial d’améliorer notre formation.

Heureusement, de plus en plus de médecins et de professionnels de la santé s’ouvrent au végétalisme. Je remarque (avec plaisir) un intérêt plus marqué pour l’alimentation végétarienne/végétalienne chez les étudiants en nutrition.  Les mentalités changent lentement, mais sûrement. En attendant, je me concentre à informer et à sensibiliser le plus de gens possible et à, parfois, réparer les pots cassés.

[1] American Dietetic Association, Position of the America Dietetic Association: Vegetarian Diets JADA, 2009. 109(7): p. 1266-82

 

Recettes

Pot de crème au chocolat et à la noix de coco

On est le 24 décembre et je n’ai toujours pas décidé ce que j’allais cuisiner comme repas principal à Noël. Pourtant, je m’étais prise à l’avance et j’ai passé des semaines à tester toutes sortes de boulettes véganes. Le problème c’est que j’en ai tellement mangé durant le dernier mois que j’en ai développé une écoeurantite aiguë. Donc, au lieu de vous partager des idées de repas végétaliens, je vous offre une autre recette de dessert. Un petit pot de crème à la noix de coco et au chocolat qui a fait fureur lors de mon souper dimanche dernier. Une gâterie qui ne nécessite pas beaucoup de préparation, mais un peu de planification à l’avance est essentielle dû au temps de réfrigération requise. J’ai préparé ce dessert dans des petits pots Masson de 125 ml, mais des verres ou des coupes feraient très bien la job. Vous savez ce qu’il vous reste à faire pour impressionner la visite. Moi je vais me remettre aux fourneaux!

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Préparation Réfrigération Cuisson Portions
15 min  2h30 30 min 6

 

INGRÉDIENTS

Crème de noix de coco

  • 1 conserve de lait de coco (sans gomme de xanthane ou de guar)
  • 60 ml (¼ tasse) de sirop d’érable

Crème au chocolat

  • 75 g (2,5 oz) de chocolat noir 70 % cacao
  • 150 g (5 oz) de tofu dessert sucré
  • 1 ml (1/4 c. à thé) de vanille

 

PRÉPARATION

  1. Pour la crème de coco : Dans une petite casserole, amener le lait de coco et le sirop d’érable à ébullition. Réduire le feu et laisser mijoter environ 25 minutes en remuant fréquemment. Le mélange devrait avoir réduit de moitié et être légèrement épais. Répartir la crème dans 6 petits pots ou verres. Laisser refroidir 15 min et réfrigérer pour 1 heure ou jusqu’à ce que le mélange ait figé.

*Attendre que la crème de coco ait figé avant de poursuivre la recette.

  1. Pour la crème au chocolat : Concasser le chocolat et le faire fondre au micro-ondes dans un grand bol. Incorporer le tofu et la vanille au chocolat fondu et fouetter vigoureusement jusqu’à ce que la texture soit très lisse et uniforme. Le tofu doit complètement disparaître dans le chocolat fondu. Verser dans les pots Masson sur l’étage de crème de coco.
  2. Réfrigérer au moins 1 heure avant de servir.

 

 

 

Recettes

Salade de kale fruitée

Je me cherchais une petite salade d’accompagnement pour le repas de Noël. J’avais envie de quelque chose de coloré et de festif. Ma page Facebook regorge d’idées alléchantes et un mélange populaire revient souvent : kale, agrume , pomme grenade et noix de Grenoble. Le problème c’est que je n’ai pas de pomme grenade et il est 19 h 30. J’ouvre mon garde-manger pour trouver une solution et une conserve de litchis me tombe sur la tête, littéralement. C’est peut-être dû à une mini commotion cérébrale, mais je décide de les intégrer dans ma recette. Combinaison surprenante, mais délicieuse. Pour ceux qui n’aiment pas le kale : essayez de le masser avec de l’huile d’olive et du sel, c’est magique.

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Préparation Réfrigération Cuisson Portions
15 min NON NON 4

Ingrédients

  • 1 l (4 tasses) de chou kale déchiqueté, sans la tige
  • 1 orange ou 2 clémentines, en suprêmes
  • 60 ml ( ¼tasse) de canneberges séchées
  • 12 litchis coupés en 4
  • 60 ml (¼tasse) de noix de Grenoble
  • Une pincée de fleur de sel
  • 60 ml (¼tasse) de végénaise ou autre mayonnaise végane
  • 30 ml ( 2 c. à table) de vinaigre balsamique aux figues*
  • 30 ml ( 2 c. à table) + 10 ml ( 2 c. à thé) d’huile d’olive

 

PRÉPARATION

  1. Dans un grand bol, bien masser le kale avec 10 ml d’huile d’olive. Saupoudrer de fleur de sel et laisser reposer 10 minutes.
  2. Pendant ce temps, préparer la vinaigrette en fouettant la végénaise, le restant d’huile d’olive et le vinaigre balsamique dans un petit bol.
  3. Ajouter le reste des ingrédients au kale et bien mélanger.
  4. Au moment de servir, décorer la salade d’un filet de vinaigrette.

 

* On peut utiliser du vinaigre balsamique régulier. Dans ce cas, ajouter 10 ml de sirop d’érable à la vinaigrette.

 

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