Non classé/ Recettes

Bol de lait de cajou réconfortant

L’arrivée des premiers flocons me donne toujours le goût de passer mes soirées emmitouflée dans mes couvertures moelleuses avec un bon livre et le chat qui me sert de coussin chauffant. Il ne me manque qu’une boisson chaude pour atteindre le summum du confort. Le hic c’est que je n’aime pas le chocolat chaud ni les tisanes. Comme je tente de limiter ma consommation de caféine, je réserve mon café et mon thé noir aux moments où mon cerveau doit fonctionner davantage. Dans un élan de créativité, j’ai rassemblé mes aliments préférés pour en faire une délicieuse boisson crémeuse et réconfortante. Le breuvage parfait pour affronter les soirées hivernales. Ce lait crémeux constitue également une collation pré-entrainement de choix.

 

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Préparation Réfrigération Cuisson Portions
5 min NON NON 1

 

 

INGRÉDIENTS

  • 300 ml (1¼ tasse) de tasse de boisson de cajou originale ou autre boisson végétale au choix
  • 10 ml (2 c. à thé) de beurre d’arachide ou de beurre d’amande crémeux
  • 2 dattes medjool, dénoyautées
  • 1 pincée de cannelle

 

PRÉPARATION

  1. Dans une petite casserole, déposer tous les ingrédients. Chauffer à feu moyen, sans faire bouillir, environ 2 minutes en remuant de temps en temps. Retirer du feu.
  2. Passer le mélange au mélangeur ou utiliser le pied-mélangeur pour réduire les dattes en purée et faire mousser le lait.
  3. Servir chaud avec une pincée de cannelle, si désiré.

 

 

Mode de vie

Série de Noël: Passer du temps avec nos proches

Depuis que ma vie d’adulte a débuté ( aka ma carrière ), j’ai souvent rêvé de posséder le pouvoir de me cloner. Prise dans le tourbillon du travail, des projets et autres obligations, je trouve à peine quelques heures pour dormir. Évidemment, ma vie sociale en souffre un peu. Passer du temps avec mes proches est devenu un luxe. La période des fêtes est le moment idéal pour remédier à la triste situation : pourquoi ne pas proposer de passer du temps avec la personne en cadeau au lieu d’un bien matériel? De plus, on évite le magasinage infernal des fêtes ahah! Voici quelques suggestions d’activités à offrir qui conviendra à tous les goûts :

Idées gourmandes :

Inviter un ami amateur de bonne bouffe à une dégustation de vin ou à un cours de cuisine fera certainement son bonheur. On peut en profiter pour faire découvrir la cuisine végétalienne à notre entourage omnivore avec les cours de L’Armoire du haut. Notre ami déteste popoter? On peut tout simplement l’inviter à partager un délicieux repas végétalien au restaurant ou alors lui offrir de cuisiner son plat préféré.

Idées culturelles :

Montréal regorge de musées et d’expositions pour tous les goûts et tous les âges. Pour les enfants, une sortie au planétarium ou à la biosphère leur plaira sans aucun doute. Assister à une pièce de théâtre ou à un spectacle est aussi un moyen génial de passer du temps avec ses proches.

Idées sportives :

La température hivernale n’est pas une excuse pour faire du couch potato! Comme c’est toujours plus agréable de bouger avec d’autres personnes, on en profite pour rassembler notre petite gang pour aller patiner ou faire du ski de fond. On a plus de budget? On invite les amis au chalet et on passe la fin de semaine à faire du ski alpin ou du snowboard. Pour une activité économique et amusante, on s’achète une carpette à 2$ et on va glisser au parc ou encore on construit un fort dans la neige! Qui dit que ces activités étaient réservées aux enfants? Fous rires et complicité garantis.

Idées artistiques :

Participer à un atelier de peinture, de dessin ou de poterie avec notre ami artistique est une attention qu’il n’oubliera pas. Pour les plus jeunes, un atelier de création au Musée d’art contemporain de Montréal ou un après-midi au Céramic café leur permettera de laisser libre cours à leur créativité.

J’espère que mes idées vont vous inspirer. N’oubliez surtout pas de visiter My lighthearted kitchen pour d’autres suggestions intéressantes!

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Mode de vie

Série de Noël: achats locaux

Le temps des fêtes a toujours suscité des émotions contradictoires chez moi. D’une part, je déteste le côté commercial de Noël qui incite les gens à acheter des bébelles inutiles d’autre part, j’adore offrir des cadeaux à mes proches. C’est durant cette période de l’année que ma tendance à surconsommer fait le plus de dommage à mon portefeuille.

Depuis que j’ai remis en question mes habitudes de consommation, je tente de ne pas faire d’achats superflus. Évidemment, cela a des répercussions sur mon magasinage des fêtes. Comment faire plaisir aux êtres chers tout en respectant mes nouvelles valeurs? Pour vous guider dans vos choix, mon amie Anne  de My lighthearted kitchen et moi avons créé une série d’articles regroupant nos idées pour passer un temps des fêtes plus responsable.

Pour ce premier article, nous avons choisi de parler des marchés de Noël. Ces marchés abondent à Montréal et sont les lieux idéals pour découvrir des créations uniques et locaux. Dénicher un cadeau original tout en encourageant des artisans d’ici, quoi demander de plus?

Comme il m’est impossible d’assister à tous les marchés de Noël, je vous partage ici mes coups de cœur. N’oubliez pas d’aller faire un tour sur la page de My lighthearted kitchen pour d’autres suggestions!

1) Marché Casse-Noisette

Évidemment, je ne peux pas parler de marchés de Noël sans mentionner le traditionnel Marché Casse-Noisette, une initiative des ballets canadiens qui a vu le jour en 2010. Cet évènement regroupant des exposants de tout genre est le l’endroit idéal pour faire de belles trouvailles. De plus, 10 % des profits seront versés au Fonds Casse-Noisette pour enfants. Le marché a lieu cette année du 26 novembre au 5 décembre au Palais des Congrès.

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2) Puces des neiges (Puces POP)

Je dois avouer que j’ai un petit faible pour Puces POP. Cette méga foire rassemble les jeunes talents de Montréal et l’on y retrouve une variété de trésors éclectiques : sérigraphies, vêtements, bijoux, produits de beauté, jouets et gourmandises. Évidemment, tout est fait à la main par les artisans d’ici. Ce rassemblement  a vu le jour en 2004  et a lieu trois fois par année : au printemps, à l’automne et vers le temps de fête. Les prochaines Puces POP auront lieu du 11 au 13 décembre.

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3) Candide Noël

Candide Noël est le résultat d’une collaboration entre le blogue Carnet d’une Réunionnaise et Candide Café. Le duo vous propose de découvrir quelques créateurs d’ici tout en sirotant un vin chaud aux épices dans l’ambiance chaleureuse du Café Candide, le 27 novembre prochain. Qui sait, peut-être que vous auriez même la chance d’apercevoir le Père Noël sur la plaza?

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4) Salon des artistes récupérateur

Le salon des artistes récupérateur est organisé par ENvironnement JEUnesse en collaboration avec des artistes du milieu et est présenté par la Maison du développement durable. Du 4 au 6 décembre, vous aurez la chance de découvrir la deuxième vie que les écodesigners ont donnée à une panoplie d’objets. Vêtements, accessoires, meubles, objets décoratifs : on y trouve de tout, même un cadeau écolo et responsable!

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5) Marché des designers de la Grover

Ce marché est l’occasion parfaite pour redonner du punch à votre garde-robe, pour refaire votre décoration (quoique ce n’est peut-être pas une bonne idée) ou pour dénicher le cadeau idéal. Du 10 au 13 décembre, les designers de la Grover vous ouvrent les portes de leurs ateliers. En plus d’une ambiance chaleureuse, vous pourrez y retrouver des vêtements pour toute la famille ainsi que des bijoux et objets de décoration intérieure d’une quinzaine de designers. Un évènement à ne pas manquer!

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Avec tous ces beaux marchés, je vais devoir travailler très fort pour tenir mes résolutions quant à mes dépenses. Et vous, quels sont vos marchés de Noël  préférés?

Recettes

Curry de pois chiches sur lit de riz citronné

Les pois chiches sont mes légumineuses préférées dans la vie. J’en consomme au moins une fois par semaine. La façon la plus simple de les apprêter est évidemment de les incorporer dans une salade repas. Par contre, avec le mercure qui ne cesse de descendre, j’avais le goût de manger un plat plus réconfortant. J’ai donc décidé de me concocter un bon curry aux légumes et aux pois chiches. Tout allait bien jusqu’à ce que j’échappe mon pot de poudre de cari dans mon chaudron. J’ai beau essayer d’enlever le plus d’épice possible, le plat demeurait incendiaire. Désespérée, j’ai fouillé dans mes armoires à la recherche d’une solution miracle. Je suis tombée sur une boîte de crème Belsoy que j’avais achetée il y a un bon bout parce qu’elle était en rabais à l’épicerie.  J’en ai arrosé mon curry, espérant ainsi adoucir le goût piquant. Alléluia! Non seulement ma recette est devenue mangeable (quoiqu’encore trop piquante pour mon palais), mais la crème de soya l’a également rendue agréablement crémeuse.  Note à moi-même : ne plus mesurer mes épices directement au-dessus du chaudron.

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Préparation Réfrigération Cuisson Portions
20 min non 45 min 4-6

 

Ingrédients

Ingrédients pour le curry

  • 1 conserve de 540 ml (19oz) de pois chiches, rincés et égouttés ou 500 ml de pois chiches cuits
  • 1 conserve de 540 ml (19oz) de tomates en dés dans le jus
  • 1 grosse patate douce, coupée en cubes de 2 cm de côté
  • 175 ml (3/4 tasse) de petits pois
  • 2 zucchinis, coupés en cube 1 cm de côté
  • 1 oignon jaune en dés
  • 2-3 gousses d’ail hachées
  • 30 ml (2 c. à table) d’huile de canola (ou autre huile pour cuisson de votre choix)
  • 5 ml (1 c. à thé) de garam masala
  • 5 ml (1 c. à thé) de poudre de cari
  • 2,5 ml ( ½ c. à thé) de cumin moulu
  • 2,5 ml ( ½ c. à thé) de curcuma moulu
  • Sel et poivre au goût
  • ½ boîte de Belsoy ou plus au goût

 

Ingrédients pour le riz

  • 375 ml (1 ½ tasse) de riz basmati
  • 750 ml (3 tasses) d’eau
  • 15 ml (1 c. à thé) d’huile de coco vierge
  • 5 ml (1 c. à thé) de curcuma moulu
  • Le zeste et le jus d’un citron
  • Sel au goût

PRÉPARATION

Curry :

  1. Dans une grande poêle, faire chauffer l’huile, puis cuire l’oignon et l’ail environ 1 minute.
  2. Ajouter la patate douce et les zucchinis et poursuivre la cuisson environ 2 minutes.
  3. Incorporer les tomates avec leur jus et les épices. Couvrir et faire mijoter environ 30 minutes ou jusqu’à ce que les patates douces soient tendres. Préparer le riz durant ce temps.
  4. Ajouter les pois chiches, les pois verts et la crème Belsoy. Poursuivre la cuisson à feu doux pour 5 minutes. Rectifier l’assaisonnement au besoin. Servir sur un lit de riz citronné.

Riz

  1. Dans une petite casserole, chauffer l’huile de coco et faire revenir le riz pendant 2 minutes.
  2. Incorporer l’eau et le curcuma et porter à ébullition. Réduire le feu et cuire environ 20 minutes ou selon les instructions sur l’emballage.
  3. Retirer la casserole du feu et incorporer le zeste de citron, le jus de citron et le sel.
  4. Laisser reposer 10 minutes.
  5. Aérer le riz à la fourchette avant de servir.

TRUCS

Pour surprendre les invités ou pour faire de belles photos Instagram, on peut servir ce plat avec une crème d’avocat. Pour la crème, il suffit de passer un avocat et le jus d’un demi-citron au mélangeur. Et voilà, de quoi avoir l’air pro!

 

 

 

Nutrition

Fausses viandes et fauxmages, une alternative santé?

Samedi passé, c’était la 2e édition du festival végane de Montréal, un évènement que j’ai attendu avec beaucoup d’impatience et qui a eu un succès explosif (plus de 10 000). Sachant qu’environ 80 % des visiteurs n’étaient pas véganes, je suis très heureuse de constater que les gens sont de plus en plus conscientisés à diminuer leur consommation de produits d’origine animale.

Outre les conférences captivantes (un méga coup de cœur pour celle d’Élise Desaulniers) et les démos culinaires alléchantes, les visiteurs du festival avaient aussi accès aux exposants afin de découvrir de nouveaux produits véganes. Entre les produits de beauté sans cruauté et les pâtisseries végétaliennes, il y avait une quantité impressionnante de fauxmages et de fausses viandes.

Ces fauxmages et imitations de viandes gagnent en popularité auprès des végétariens et véganes, mais également auprès de la population qui tente de trouver des alternatives aux produits animaux, ce que j’encourage fortement. Par contre, j’ai remarqué que souvent on associe végétalisme à santé.  Cette association n’est pas toujours vraie. Pour obtenir la même texture et un goût semblable à la viande, le produit a été énormément transformé et il est en général assez salé. De plus, contrairement à la croyance populaire, les fauxmages ne représentent pas une source de protéines (sauf ceux qui sont à base de soya ou de noix, mais la quantité de protéines y  est très variable).

Les saucisses, imitations de croquettes de poulet, faux mozzarella sont intéressants pour les nouveaux végétariens/végétaliens/véganes qui sont en phase d’adaptation ou pour les végé qui souhaitent apporter de la variété à leurs menus. Avoir des croquettes de « poulet » ou des saucisses végétales sous la main peut être pratique pour les repas de semaine. D’un point de vue nutritionnel, ces produits avec une liste d’ingrédients interminables ne constituent peut-être pas la meilleure option pour l’alimentation au quotidien. Un végétalien qui cuisine peu et qui se contente de macaroni au fauxmage en boîte et de hot dog à la saucisse végétale aura une alimentation d’une qualité nutritionnelle moindre qu’un omnivore qui cuisine une variété d’aliments frais. Dans la même lignée, un biscuit sans beurre demeure tout aussi calorique qu’un biscuit traditionnel.

Morale de l’histoire : végé ou pas, il est toujours préférable d’avoir une alimentation la moins transformée possible et de cuisiner avec des denrées de base. Comme le mentionne Michael Pollan: « If it came from a plant, eat it; if it was made in a plant, don’t ».

Mode de vie

Petite réflexion sur la montée de lait de vache de Catherine

Hier, je suis tombée sur un article qui m’a interpellée : Non il n’y a pas qu’une façon de vivre sainement : ma petite montée de lait (de vache). C’est le titre qui a d’abord retenu mon attention puisqu’il y a deux semaines, j’avais publié un billet sur ma montée de lait végétal sur le blogue. Dans ce billet, j’exprimais ma frustration de me sentir jugée par les omnivores. La lecture de l’article de Catherine Lamorthe, omnivore qui partage le fait qu’elle se sentait oppressée par le végétarisme/végétalisme diffusé sur les réseaux sociaux, m’a fait réfléchir.

Depuis que j’ai adopté le végétarisme et ensuite le véganisme, je me suis souvent sentie observée et critiquée par mon entourage. Je suis souvent gênée lorsque je demande des changements à mon plat au  restaurant ou lorsque j’amène mon repas aux évènements où il n’y a aucun choix végétalien. Je suis toujours un peu mal à l’aise lorsque je dois expliquer pour la énième fois la raison de mon véganisme. Me faire dire « ouin tu ne dois pas manger grand-chose » me met hors de moi. Mon raisonnement fut que les gens critiquent souvent ce qu’ils ne comprennent pas. Donc, j’ai décidé de créer un blogue qui va me permettre non seulement de partager mes opinons sur un sujet qui me touche beaucoup, mais qui va également être un lieu de diffusion pour des recettes simples et végétaliennes. Le tout pour rendre le véganisme accessible à tous. Pas que je désire convertir la terre entière, mais je vise plutôt à faire connaître ce mode de vie et ce genre d’alimentation.

Je l’ai déjà mentionné précédemment, je suis devenue végane uniquement pour des raisons éthiques. Malgré le fait que je sois nutritionniste, l’aspect santé ne m’interpellait pas assez pour effectuer un changement dans mon alimentation. Je suis d’avis qu’on puisse très bien manger un hamburger juteux, du bacon croustillant ou encore du fromage fondant de temps en temps et demeurer en excellente santé. Tout est une question d’équilibre.

Je suis une bavarde. J’aime partager mes découvertes, discuter des sujets sur lesquels j’ai lu, faire goûter mes nouvelles recettes et évidemment partager le tout sur les réseaux sociaux. Je n’ai jamais cru que je pourrais déranger les gens ou que certaines personnes puissent se sentir jugées par tout ce que je diffuse sur le véganisme. Peut-être que je suis trop concentrée sur mon petit nombril?

P.S. Vous avez le droit de manger ce que vous voulez!

P.S.S. Vous n’êtes pas obligés me suivre sur les réseaux sociaux.

Mode de vie

Les réflexions d’une surconsommatrice

Souvent après une journée de travail, j’aime perdre mon temps en visionnant des vidéos sur YouTube.  C’est ainsi qu’entre une dizaine de chatons qui jouent (parce que c’est cute ok) et une de recette d’oeufs Cadbury végétalien (parce que c’est bon), je suis tombée sur la chaîne de Béa Johnson, une femme qui mène un mode de vie visant à produire le moins de déchet possible. Vivant en Californie,  cette Française, son mari et leurs deux garçons ont réussi à limiter leurs déchets à 1 kg en 2014.  Sachant qu’un Américain génère en moyenne 1 tonne de déchet par année, cela semblait impossible. Curieuse, j’ai parcouru la chaîne de Béa ainsi que son blogue Zero waste home. Cette famille de quatre vit dans une simplicité étonnante. Leurs garde-robes ne comprennent que le strict nécessaire, ils concoctent eux-mêmes une partie de leurs produits de beauté et nettoyants et achètent le reste en vrac. Au magasin, pas question d’utiliser des emballages : les sacs en tissus sont utilisés pour contenir des produits secs tels que le sucre et la farine tandis que les pots Masson servent de contenants pour la viande, poisson, jus et autres liquides. Je suis fascinée et… perturbée.

Je n’ai jamais réalisé à quel point je produisais des déchets. Moi qui pensais être écolo avec mon recyclage et mon compost. Je me rends compte que mes poubelles pèsent au moins 5 kg par semaine. Ce chiffre est énorme considérant le fait que je suis végétalienne donc toute ma nourriture se composte. Mais qu’est-ce que je jette? Litière du chat, le reste de mes lunchs, des emballages (beaucoup d’emballages) et une quantité industrielle de mouchoirs,  d’essuie-tout et de cotons démaquillants.

De plus, je suis encombrée d’objets de toutes sortes que je n’utilise pas. Je sais que je suis une personne matérialiste qui a tendance à surconsommer. Depuis que j’ai adopté le véganisme, je suis beaucoup plus consciente de ce gros défaut. Comme je recherche maintenant que des produits non testés sur les animaux,  un gros ménage du côté de mon maquillage et de mes produits de beauté est déjà effectué. Pour moi, la fille qui adorait tester tous les nouveaux items sur le marché et qui courait se procurer le dernier rouge à lèvres de Maybelline dès sa disponibilité en magasin, c’est tout un changement.

J’ai dressé une liste de tout ce dont j’ai besoin. Une fois tous mes produits de beauté actuels utilisés, je ne rachèterais que ce qui se retrouve sur la liste. Évidemment, je suis loin de Béa Johnson qui utilise de la poudre de cacao comme fard à joues. Je demeure la même personne coquette qui se maquille chaque jour, mais au lieu d’avoir 20 rouges à lèvres, 5 fonds de teint, 3 mascaras et une multitude d’autres petits flacons, ma trousse va contenir une seule copie de chaque item essentiel (selon moi).

Un ménage de la garde-robe s’imposait également. Après plusieurs heures, quelques batailles avec le chat qui se donnait comme mission de vider mon tiroir de chaussettes à chaque 5 secondes et beaucoup de questionnement, j’ai fini par sélectionner 4 sacs de poubelles de vêtements et 6 paires de chaussures à donner. Les vêtements trop abîmés sont mis de côté : j’ai comme projet de réutiliser le tissu pour la confection de sacs qui pourraient être utilisés pour les aliments en vrac.

Mes prochains objectifs : utiliser des cotons démaquillants réutilisables, confectionner mon propre déodorant (j’espère que j’aurais encore des amis par la suite), acheter du shampoing et du savon en vrac et utiliser des sacs en tissus pour les fruits et légumes à l’épicerie.

Je ne vise pas le « zéro déchet », mais à générer le moins de déchets possible tout en respectant le mode de vie qui me convient. Une fois ces habitudes bien intégrées, j’en ajouterais d’autres. Un pas à la fois, sinon c’est l’écoeurantite assuré.

Et vous, quels sont vos trucs pour produire moins de déchets?

Mode de vie

Je porte du duvet ou ma montée de lait (végétal)

Avec l’arrivée imminente de la saison froide, j’ai dû me résoudre à ranger mes sandales et robes soleils pour ressortir mes tenues hivernales. Une amie qui était chez moi lors de ce grand ménage a regardé mes vêtements en déclarant : tu n’as plus le droit de porter tout ça! Elle faisait allusion à mon manteau de duvet et à mes bottes en cuir. Prise à court, je n’ai pas répliqué.

Ça me fait rire lorsque les gens croient que parce que j’ai décidé de devenir végane, j’ai jeté tout mon stock non conforme à ce nouveau mode de vie. Oui, j’ai encore des mitaines de laine, mon manteau de duvet Soia Kyo et mes bottes Sorel achetées 3 ans plus tôt. Ma trousse de maquillage contient encore quelques produits testés sur les animaux.  Comme je l’ai déjà mentionné, je suis en transition vers le véganisme. Côté alimentation, c’est maintenant chose faite depuis plus de 7 mois. Pour le reste, je tente d’acheter le plus souvent possible des produits cruelty-free. Oui, je fais encore des erreurs et non, je n’ai pas trouvé tous les remplacements à mes produits de beauté préférés. Ce n’est pas facile de remplacer un produit que tu connais depuis des années. Je suis rendue au stade des essais de produits.

Depuis que j’ai mon changement de mode de vie, j’ai sans cesse l’impression d’être observée à la loupe : le moindre geste non conforme est immédiatement soulevé par mon entourage. Cet empressement de souligner mes torts m’irrite un peu trop, car je sens que je dérange. Les végétariens, végétaliens et véganes dérangent. Ils dérangent, car ils dérogent à la norme sociale, car ils remettent en questions les habitudes de vie des gens, car ils lèvent le voile sur ce que la société s’efforce de ne pas voir.

Lorsque je m’informe sur le menu au restaurant, lorsque je demande des ajustements à mon plat ou lorsque je refuse poliment de goûter aux biscuits d’un collègue, je dérange. Je me fais passer pour une capricieuse, une extrémiste, une grano. Malheureusement, je ressens encore le besoin de me justifier à chaque fois. Ce n’est pas normal de défendre le fait que je refuse de consommer tout produit animal pour des raisons morales. Demande-t-on aux gens pourquoi ils ne sont  pas racistes ou pourquoi ils ne sont pas homophobes? Le véganisme remet en questions nos agissements, nos valeurs et implique un changement majeur dans nos vies. Le changement fait peur. Le véganisme fait peur. D’ailleurs, je vous inviterais à lire l’excellent article  de Martin Gilbert qu’est-ce que la végéphobie, pour en savoir plus sur le sujet.

Le but de cet article n’est pas de condamner les non-véganes. Presque tous mes amis sont omnivores et je les aime tout autant. Je tiens seulement à expliquer que le véganisme (tout comme le végétalisme ou le végétarisme) est un choix de vie basé sur des valeurs personnelles et que les gens qui font ce choix n’ont pas à se défendre et à se justifier. C’est un choix qui mérite d’être respecté comme n’importe quel autre choix.

Pour terminer, oui j’aurais pu donner tous mes vêtements conçus avec des produits animaux. Par contre, ma carte Visa ne me permet pas de tout racheter tout mon stock d’hiver. Donc, je vais encore porter ce que j’ai déjà. Hypocrite comme ça la fille.

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Recettes

Mon aveu ou des biscuits au beurre d’arachide ultrasimples

J’ai un aveu à vous faire. Je suis accro au beurre d’arachide. Jusqu’à là, tout va bien. Le problème c’est que je suis accro au beurre d’arachide crémeux de Kraft. Oui, celui qui n’est pas naturel et bourré d’ingrédients autres que des arachides. Je tente toujours d’acheter les produits les moins transformés possible. Tous mes autres beurres de noix/graines sont naturels. Par contre, je ne peux me défaire de mon beurre d’arachide Kraft. Shame on me. J’en mets partout : sur mes toasts, dans mes recettes de barres tendres, dans mon gruau, sur mes rondelles de bananes, dans ma bouche… Partout! Devinez quoi? Ma recette de biscuits préférée c’est celle qu’on retrouve sur le pot de beurre d’arachide. Constituée de seulement trois ingrédients, cette recette est, non seulement simple, mais elle est également délicieuse. Prêts en à peine 20 minutes, ces biscuits sont moelleux, fondants et explosent de saveur (d’arachide). Le summum! J’en faisais chaque semaine… jusqu’à ce que je devienne végétalienne, car l’œuf fait partie d’un des trois ingrédients magiques. Il y a évidemment beaucoup de substituts possibles pour l’œuf, mais puisque la recette ne comprend que trois ingrédients, je doutais beaucoup du résultat. Toutefois, après des mois de manque, de privation et de salivation excessive chaque fois que je pensais à ces fameux biscuits, j’ai décidé de tenter l’expérience.

À la première tentative, j’ai remplacé l’œuf par des graines de lin moulues et gardé le reste de la recette idem. La pâte était un peu trop liquide et le résultat ne donnait pas un biscuit très solide (lire ici : qui se désintégrait même avant d’atteindre ma cavité buccale). C’était quand même très bon.

À la deuxième tentative, j’ai substitué l’œuf par des graines de lin moulues et décidé d’ajouter un peu de farine tout usage à l’appareil. La pâte non cuite avait la même consistance que celle de la recette originale, cet essai s’avérait donc prometteur. J’ai passé les 12 minutes de cuisson les plus longues de ma vie. Visuellement, les biscuits semblaient parfaits. Une seule bouchée et mes doutes se sont envolés: ces biscuits goûtaient exactement comme ceux de la recette originale. Trop heureuse d’avoir réussi à « véganiser » une de mes recettes préférées, j’ai décidé de la partager. Les gens allergiques aux pinottes peuvent utiliser le Wowbutter ou le SunButter ou tout autre beurre de noix ou de graines au choix.

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Essai #1

 

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Essai #2

 

Préparation Réfrigération Cuisson Portions
10 min NON 10-12 min 20

INGRÉDIENTS (recette originale)

  • 250 ml (1 tasse) de beurre d’arachide crémeux
  • 125 ml (1/2 tasse) de sucre
  • 1 œuf

INGRÉDIENTS (recette modifiée)

  • 250 ml (1 tasse) de beurre d’arachide crémeux
  • 125 ml (½ tasse) de sucre
  • 60 ml (¼ tasse) de farine tout usage
  • 15 ml (1 c. à table) de graines de lin moulue
  • 30 ml (2 c. à table) d’eau

PRÉPARATION

  1. Préchauffer le four à 325 oF.
  2. Mélanger les graines de lin moulues et l’eau. Réserver.
  3. Mélanger le beurre d’arachide et le sucre. Ajouter les graines de lin et mélanger jusqu’à homogénéité.
  4. Ajouter la farine et bien mélanger.
  5. Façonner en 20 boules d’environ 1 po de diamètre. Déposer les boules sur une plaque à cuisson tapissée de papier parchemin, à 2 po d’intervalle. Les aplatir légèrement avec le dos d’une fourchette.
  6. Cuire au four de 10 à 12 minutes. Ne pas trop cuire.
  7. Laisser reposer 15 minutes et déguster!

Je pourrais écrire une belle conclusion, mais je pense que je vais plutôt aller manger un biscuit :)

Mode de vie

Défi végane 21 jours

J’adore l’automne. J’aime la température fraîche qui nous pousse à nous emmitoufler dans d’énormes foulards, à prendre un bon latte végane à toute heure du jour et à nous concocter de délicieux petits plats… Je ne sais pas pour vous, mais je cuisine toujours deux fois plus à l’arrivée de l’automne! Rien n’est plus réconfortant qu’un appartement qui embaume d’effluves de croustade aux pommes ou d’un bon mijoté aux légumes. Bref, je ne le dirais jamais assez, j’aime l’automne. Mis à part toutes les raisons que je viens d’évoquer, cette année, l’arrivée de l’automne signifie également l’arrivée imminente de la deuxième édition du Festival végane de Montréal. Ce festival qui se tiendra au Marché Bonsecours cette année rassemblera des conférenciers d’un peu partout dans le monde, des démo culinaires, des organismes communautaires ainsi que des exposants de produits. Évidemment, le tout sera végane! Ce festival s’adresse à tous : végétariens, végétaliens, véganes, amateurs de cuisine, végé-curieux… Un événement parfait pour s’initier au véganisme, découvrir de nouveaux produits et comprendre les enjeux du mode de vie végane. De plus, l’accès au festival est gratuit. On aime ça.

Pour nous aider à patienter (et à initier les gens au végétalisme), le Festival végane de Montréal organise le Défi végane 21 jours. Ce défi, ouvert à tous, a pour but de faire découvrir le végétalisme et le véganisme à monsieur et madame tout le monde. En s’inscrivant au défi, on reçoit un menu de 21 jours entièrement végétalien, un guide de recettes ainsi qu’une liste d’épicerie pour réaliser ces recettes chaque semaine. On peut décider de suivre ce guide à la lettre ou en profiter pour découvrir des livres/ blogues de recettes végétaliennes. On peut même joindre le groupe de soutien sur Facebook pour calmer nos angoisses.

Vous avez jusqu’au 15 octobre pour vous inscrire. Je sais que je suis dernière minute, mais l’inscription ne prend que 20 secondes (ou 20 minutes dépendamment de la longévité de votre ordinateur et de votre forfait internet). Cliquez ici pour accéder au formulaire d’inscription.

Évidemment, je suis déjà végétalienne. Par contre, j’ai décidé de m’y inscrire par curiosité et aussi pour découvrir le concept. Je viens de recevoir les documents. D’un premier coup d’œil, le menu semble intéressant et varié. Je pourrais en faire une critique plus exhaustive à la fin du défi.

Pour ceux qui désirent diminuer leur consommation de produits animaux de manière plus progressive, vous pouvez consulter cet excellent article qui présente d’autres moyens de diminuer votre consommation de produits d’origine animale.

Participer à ce défi est une façon amusante (et rassurante) d’ouvrir nos horizons culinaires. Peut-être deviendra-t-il votre premier pas vers le véganisme?

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